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Social :
NOTRE PROJET :
La finalité du fédéralisme est l'épanouissement de la personne. Chacun doit toujours disposer du minimum matériel pour pouvoir se loger, se nourrir, s'habiller, se soigner et étudier.
Ce qui ne va pas dans le système actuel :
La pauvreté, en particulier dans les régions. Selon l'INSEE, aujourd'hui 4,2 millions de personnes vivent en France en dessous du seuil de pauvreté (538 euros/mois) avec un pourcentage de pauvres qui varie de 1 à 7 selon les régions, l'Ile-de-France étant la moins touchée. Ce sont toujours les mêmes pauvres qui restent pauvres et les mêmes riches qui restent riches.
Le risque permanent de paralysie de tout le pays. L'essentiel des lois sociales est décidé de Paris et applicable à l'ensemble du territoire. Conséquence : nombre de catégories sociales ont la capacité de bloquer toute l'activité économique pour quelques euros réclamés. C'est une menace permanente totalement disproportionnée avec les enjeux. Le gouvernement ne peut toucher à rien sur le plan social sans risquer de paralyser tout le pays. En outre, les citoyens ne sont jamais consultés sur les grandes lois sociales qui sont décidées par les politiques à Paris.
L'absence d'Europe menace les acquis sociaux. Aujourd'hui, pour attirer les entreprises et réduire le chômage chaque pays européen a intérêt à offrir des conditions sociales moins bonnes que celles de son voisin. C'est un cercle infernal. L'Europe du chacun pour soi c'est l'Europe de la régression sociale pour tous.
Un projet de décentralisation en matière de logements sociaux qui ne va pas assez loin. Le projet de décentralisation du gouvernement prévoit de donner aux communautés de communes de plus de 50 mille habitants la gestion du logement social. La compétence de proximité dans ce domaine est déjà mise en oeuvre dans de nombreux groupements d'agglomération, qu'ils soient dirigés par la gauche ou la droite.
Le projet Raffarin ne va pas assez loin : le seuil des 50 mille habitants est injuste. Certains bassins de population ont déjà programmé et en partie financé du logement social mais seront exclus de la loi parce qu'ils n'entrent pas dans ce critère démographique. Pourtant, de nombreuses communautés d'agglomération de taille moyenne espèrent lancer des programmes immobiliers sociaux pour attirer des jeunes actifs dans leur région. Sans logement abordable pour le portefeuille des jeunes ménages, comment fixer ces populations sur place ? Le PF estime qu'il convient de laisser à la communauté de communes, dans tous les cas, la compétence de principe en matière de logement social sans critère de taille démographique.
Ce que propose le Parti fédéraliste :
Un objectif fondamental : Le Revenu Inconditionnel de Base :
Le PF préconise un revenu inconditionnel de base pour mettre fin à l'exclusion. Il s'agit d'un minimum vital qui serait versé de la naissance à la mort, à tout citoyen. Les Fédéralistes souhaitent faire de ce revenu de base un modèle social européen. Cette mesure serait financée par une TVA sociale, prélevée principalement sur les produits manufacturés. La suppression d'une grosse partie des charges salariales qui découlerait de la mise en place de cette TVA sociale libérerait des marges de manœuvre pour les entreprises et donc pour l'emploi. Le revenu de base, dont la faisabilité est validée par des économistes de gauche et de droite, a un double objectif : éviter les effets pervers de l'assistanat et libérer l'emploi dans une grande partie de l'économie. Car aujourd'hui, le système est trop complexe et trop coûteux. Il faut en sortir.
La régionalisation du dialogue social. L'Etat ne doit fixer que le cadre social général. Les grandes lois sociales doivent être soumises à référendum, comme cela vient de se passer en Suisse pour la réduction du travail de 42 heures à 37 heures (70% de "non"). Ce n'est pas à l'Etat mais aux citoyens de décider comment ils veulent travailler. Pour le reste le dialogue social doit avoir lieu en priorité au niveau régional, de manière à ce qu'un conflit social ne puisse plus automatiquement s'étendre à l'ensemble du pays.
L'Europe sociale : Le seul moyen aujourd'hui de garantir le progrès social au niveau national c'est qu'il le soit au niveau européen. Or, si l'on veut une règle du jeu social qui soit commune en Europe il faut bien créer une autorité européenne fédérale qui soit chargée de la mettre en ∫uvre ! Il faut donc l'Europe fédérale. L'Europe souverainiste c'est tirer le social vers le bas, l'Europe fédérale c'est tirer le social vers le haut.
L'homme acteur de sa vie. Il faut réinventer le travail : désacraliser le salariat, briser le tabou du temps partiel, multiplier les passerelles entre travail et non-travail, favoriser la pluri-activité et le multi-salariat. On travaille quand on veut et comme on veut. On a le droit de préférer le travail au temps libre: notre vie c'est notre affaire, pas celle de l'Etat !
Le Parti fédéraliste est pour une économie libre, mais à condition qu'elle soit composée d'hommes libres !
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