Communiqué de presse du Parti Fédéraliste du 22 juillet 2008
24ème modification de la Constitution… et rien sur l’autonomie et les libertés locales.
Immense déception pour les Fédéralistes à l’occasion de la dernière révision constitutionnelle. En effet, celle-ci ne s’est focalisée que sur la question des relations entre le Parlement et le Président de la République. Une réforme des institutions orchestrée sur le mode de l’hyper-centralisation en quelque sorte…
Comment ne pas être déçu quand on pense ce que représentait cette opportunité pour établir une VIe République qui garantisse enfin une large autonomie régionale.
Aujourd’hui, une réforme des collectivités est essentielle.
Elle ne pourrait être ignorée ni simplement repoussée, dans la mesure où tout le monde sait qu’elle conditionne la qualité des politiques de proximité qui touchent au plus près les Français. Il est évident que les services publics – sociaux et éducatifs en particulier – ne pourront être améliorés que par l’extension des pouvoirs régionaux.
Il est navrant de constater qu’après des mois de travaux du comité Balladur avec ses multiples auditions et entretiens, qu’après des semaines de débat et de discussions entre parlementaires à l’Assemblée nationale puis au Sénat, cette réforme ne concerne principalement que les institutions sises à Paris.
Les Fédéralistes déploreront toujours que cette 24ème révision de la Constitution n’ait donné lieu à aucune avancée significative en ce qui concerne l’autonomie et les libertés locales. D’autant que nombre de réformes que nous appelons de nos vœux, comme la suppression des départements ou la refonte de la fiscalité locale, nous semblent non seulement inévitables mais urgentes.

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