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Communiqué de presse du Parti fédéraliste
du 10 juillet 2003

Le conflit des intermittents : révélateur du déséquilibre culturel français !

Le Parti fédéraliste considère la dernière réforme du statut des intermittents du spectacle, comme un coup de poignard à la sacro-sainte "exception culturelle" française et comme un coup d'épée dans l'eau quant à la solution apportée au problème.

Il est évident, comme l'a déclaré M. François FILLON à Angers devant des grévistes : "que ce texte n'apporte aucune solution aux problèmes récurrents de l'indemnisation des intermittents." A moins que d'exception culturelle française, nos gouvernants ne souhaitent réduire cette exception culturelle, à une exception culturelle PARISIENNE !!!

En effet, même si certains employeurs (chaînes de TV, grosses maisons de productions, et autres...) voir certains employés ont bien profité du système, et il faudra absolument y remédier, nous nous devons, nous fédéralistes, de rappeler que 62% des crédits du Ministère de la Culture* sont attribués à Paris/Ile-de-France, il ne reste donc que 38% de ces crédits pour plus de 40 millions de spectateurs Provinciaux...

Quant aux techniciens et artistes, deux solutions s'offrent à eux :
1) Rester en Province et participer aux quelques productions possibles et réalisables avec le peu d'argent restant, que doivent se partager les 25 autres régions. Travailler donc quelques mois dans l'année, principalement l'été au cours des fameux festivals et pointer le reste du temps...
2) "Monter" à Paris (puisque tout s'y passe) et se retrouver en sur-nombre et donc "réussir" à travailler plus souvent, mais moins longtemps, donc travailler par intermittence et pointer par intermittence...

Une meilleure répartition des budgets de la culture, permettrait à tous de travailler dans des conditions acceptables, toute l'année et sur l'ensemble du territoire. La tentation et l'obligation de pointer plus qu'à son tour (les lendemains étant peu sûr...) se feraient moindre et cela pourrait équilibrer de nouveau le système sans que les plus faibles en fassent les frais une fois encore...
Dans le cas contraire ce ne sont certainement pas les grands théâtres, ni les mega maisons de productions ou autres immenses palais des spectacles parisiens qui en souffriront, mais bien les petites structures de provinces, toutes ces petites compagnies qui malgré un travail acharné ont le plus souvent du mal à boucler leur budget ; il en sera de même à l'échelle individuelle !

Le paysage culturel provincial, actuellement plus proche de la steppe que d'une luxuriante forêt équatoriale ne serait alors plus qu'un vaste désert...