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Mai 2003
VERROUILLAGE DES TELEVISIONS

"La liberté du journaliste s'arrête là
où commence le droit de savoir du citoyen"

(Arrêt Sunday Times de la Cour Européenne des Droits de l'Homme)


Du fait de leur position de quasi monopole en matière d'information et de par la loi sur l'audiovisuel, les télévisions ont une obligation de service public : offrir le pluralisme aux téléspectateurs.

" Le pluralisme c'est favoriser l'expression d'opinions peu présentes dans les services de communication au détriment d'opinions qui y sont très présentes". (Décision du Conseil Constitutionnel du 18 septembre 1986).

Or dans la réalité, c'est tout le contraire qui se produit puisqu'on ne cesse de voir défiler toujours les mêmes sur les plateaux des télévisions dont les responsables apparaissent comme intouchables que ce soit directement, via le CSA ou devant les tribunaux.



• Aux élections européennes de juin 99, le Parti fédéraliste, selon décompte du CSA, n'a eu droit sur 6 mois de campagne qu'à un 21 secondes de temps de parole sur "TF1", "France 2" et "France 3" réunies pour donner son programme ! (sur un total de 102 659 s. )
Le Parti fédéraliste a alors décidé de ne pas imprimer les bulletins de vote. Ayant payé une caution de 100 000 F pour pouvoir participer à un débat dont il avait été exclu, il a alors porté plainte contre "France 2" et "France 3" au T. A. de lequel s'est déclaré incompétent (ord du 8/4/01)...



• En mars 2001, Jean-Philippe Allenbach candidat à la municipale de Besançon s'est vu interdit de participer à une table ronde organisée par France 3. Il a alors introduit au tribunal un référé liberté pour exiger de participer au débat. Le juge s'est déclaré incompétent rejetant la responsabilité sur le CSA ( qui s'est déclaré incompétent à son tour) mais il a tout de même condamné le candidat fédéraliste à verser 5 000F à "France 3" pour avoir dérangé leurs services juridiques. En somme, 5 000 F d'amende pour avoir demandé la parole...



• Le 15 janvier 1999, une dépêche AFP annonce la présence d'une liste du Parti Fédéraliste aux élections européennes de juin 99. Malgré les multiples demandes du Parti fédéraliste, "France 2" et "France 3" attendront les tous derniers jours de la campagne pour diffuser l'information.



• Le 27 juin 2001, une dépêche AFP confirme que Jean-Philippe Allenbach sera candidat du Parti Fédéraliste à la prochaine présidentielle.
Malgré les multiples demandes du Parti fédéraliste. ni "France 2" ni "France 3" n'ont fait connaître l'information...
Le 4 septembre 2001, "France 2" énumère tous les candidats déclarés sauf le candidat du Parti fédéraliste. Mais de quel droit une chaîne se permet-elle de ne pas informer les téléspectateurs d'un simple fait brut comme la nomination par le Parti fédéraliste de son candidat à la présidentielle ?



Non seulement les télévisions n'offrent pas le pluralisme mais elles vont même jusqu'à censurer l'information. Or la liberté du journaliste de ne pas diffuser une information a pour limite le droit de savoir du téléspectateur: " Le droit de savoir entraine des devoirs et responsabilités à la charge des professionnels de l'information (...) A la fonction d'information du journaliste s'ajoute le droit pour le public d'en recevoir" (Cour européenne / Arrêt Sunday Times).

C'est précisément de ce bon vieux système à la française où tout ce qui est politique nous vient du sommet, où tout ce qui est essentiel est décidé dans notre dos et où tout ce qui concerne notre vie est programmé par l'état que les fédéralistes ne veulent plus.

Jean-Philippe Allenbach
Président national du Parti fédéraliste